P E T A L E S international

Parents d'Enfants présentant des Troubles de l'Attachement
Ligue d'Entraide et de Soutien
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Une fleur de myosotis bleue dont un pétale se détache vers le haut, sans tomber.
La fleur de myosotis dit: 
 « Ne m’oubliez pas »
Le pétale détaché dit:  « Même si je ne peux pas m’attacher à vous »
 

Le lien d'attachement et la sécurité interne.

Qu’est-ce que l’attachement ?

La théorie de l’attachement propose un sens bien spécifique au mot attachement en particulier lorsque nous le considérons dans la relation enfant-parent. L’attachement est un une construction affective basé sur le besoin de sécurité et de protection. C’est un ensemble de gestes primitifs et biologiques dont le but est de s’approprier sa figure d’attachement principale afin d’assurer sa survie. Ce besoin est primordial chez le bébé ou le jeune enfant incapable d’assurer lui-même ses besoins. Les nourrissons s’attachent instinctivement à celui ou ceux qui les soignent, qui ont cette responsabilité de vigilance et de bienveillance envers eux.

Dans la population en générale, l’attachement est vu comme un état affectif de dévotion et d’amour entre deux personnes. Nous y voyons aussi l’image d’un lien ou d’une attache unissant deux personnes que cette union soit positive ou négative.

Selon les recherches, les différentes expertises cliniques et à la lumière de la théorie, l’attachement n’est pas synonyme d’affection et d’amour. Il s’agit de la construction d’un lien d’attachement avec la figure principale (le donneur de soin). Cela débute dès la conception, pendant la période intra utérine suivi des deux premières années de la vie de l’enfant.

L’amour ne suffit pas mais est essentiel dans l’organisation de l’attachement dans le sens d’un engagement émotionnel et affectif indiquant à l’enfant que sa figure d’attachement principale est en mesure de le protéger, de le sécuriser et de l’aimer. Dans la permanence de ce lien, l’enfant se sent ainsi unique, important et aimable.

Par divers comportements, attitudes et signaux, le nourrisson tente d’attirer toute l’attention de sa figure d’attachement afin qu’elle puisse reconnaître et répondre à ses besoins ainsi exprimés. Il peut s’agir d’agrippement, de sourires, de babillages, de pleurs, de cris et d’agitation motrice. D’un état d’inconfort et de stress, il retrouve par les réponses et les soins reçus adéquatement ce réconfort qui l’apaise. Ce sont ces interactions quotidiennes entre la figure d’attachement et l’enfant qui permet d’établir ce cercle de confiance essentiel à l’édification de la sécurité interne de l’enfant. Il faut retenir quatre conditions essentielles de la qualité des soins, soit : la sensibilité de la figure d’attachement, la proximité, l’engagement et la réciprocité. Un attachement sécurisant permet de trouver un équilibre entre le désir de l’enfant d’explorer et son besoin de proximité avec la figure d’attachement. Ce cycle de répétition, de constance et de cohérence favorise la maturation de la mécanique neuronale.

Au fil du temps, ces signaux évoluent et se diversifient. La sensibilité, la disponibilité, la prévisibilité, la réciprocité, la constance et les compétences de la figure d’attachement permettront au jeune enfant sécurisé de pouvoir aller vers l’exploration de son univers immédiat en toute confiance. Un attachement sécurisant permet de trouver cet équilibre entre le désir de l’enfant d’explorer et son besoin de proximité avec la figure d’attachement.

« S’attacher pour pouvoir se détacher »

Il faut aussi voir l’attachement tout au cours de la vie. De la vie intra utérine, de la naissance, de la petite enfance, de l’enfance, la période de latence, celle de la puberté s’ensuit l’adolescence qui permettra au jeune les liens vers ses pairs à travers la recherche identitaire puis à l’âge adulte vers un partenaire et les amis intimes.

Aujourd’hui, les nouvelles avancées de la recherche en neuroscience nous indiquent que la construction de ce lien s’inscrit dans tout le processus de développement global de l’enfant. Il sera déterminant en particulier au niveau du développement cérébral. Les impacts d’une construction malsaine et perturbée du lien d’attachement peuvent êtres majeurs sur tout le développement global de l’enfant tant affectif, intellectuel, cognitif, sensoriel, moteur et social. Des séquelles permanentes sont aussi observées handicapant l’enfant, l’adolescent et l’adulte dans bien des sphères de son développement, de sa personnalité et de sa vie. Certains seront à risque de problèmes sérieux de santé mentale et de psychopathologie.
 

La construction du lien d'attachement - Le Cycle de la confiance

 

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2014-01-10
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2016-03-19